Les boss

La grande prêtresse : 1er Saint-Martyr

Ednel est depuis toujours une région polythéiste, notre vie, notre culture et notre culte s’articulent autour d’une multitude de dieux, chacun s’immisçant dans un aspect de notre vie. La naissance et l’amour, la mort et la guerre, la récolte et la terre, chaque pan de notre existence est dirigé par une divinité dont la volonté terrestre est manifestée par le biais de notre Grande Prêtresse. Matriarche au grand coeur, la Grande Prêtresse est la seule et unique figure politique d’Ednel aux pouvoirs égaux à celui de notre aimé régent. Femme de foi, bonne et généreuse, elle a la lourde charge d’articuler nos croyances afin d’assurer le salut de nos âmes. Il fut donc logique que le premier Martyr soit une personne de cet acabit, aucune âme n’étant plus pure dans tout le royaume.

Mais peu importe la bonté et la protection des dieux, il est des forces capables de corrompre le plus pure des êtres et lorsque l’extrême bonté devient Mal, l’engeance créée est alors d’une force effroyable.

Le roi  Uraïs : 2ème Saint-Martyr

Beltram Uraïs, cinquième de la lignée Uraïs, fut un prospère et aimé roi durant les quarante années de son règne sur la région d’Ednel. Figure emblématique, il porta, tout au long de sa vie, une oreille attentive aux besoins de son peuple devenant ainsi, au fil de l’histoire, un saint pour ses sujets.

Malheureusement pour Beltram, nul n’est à l’abri des méfaits du destin et son union avec la princesse Melahi D’Oréiss ne porta jamais d’héritier. Il vit les années passer, désespérant de voir un jour sa descendance prendre le trône à sa place jusqu’à l’arrivée du premier fléau, qui emporta sa tendre et chère épouse laissant un roi éploré dans son sillon.

Le temps finit par laver son chagrin et notre souverain épousa une nouvelle reine quelques années plus tard. Son premier chérubin vit rapidement le jour, le premier héritier de la lignée Uraïs. Le malheur s’acharnant, son dauphin fut atteint par la seconde engeance. C’est à ce moment que l’Ordre de Veiel réapparut dans nos contrées annonçant que le prochain Saint-Martyr devrait être de sang royal. Le vieux roi, ne pouvant se résoudre à perdre son unique fils, accepta de porter ce fardeau. Il repose désormais auprès des dieux tandis que sa descendance règne avec la même bienveillance.

 

L’apprenti de l’Ordre : 3ème Saint-Martyr

C’est en ressortant de la crypte que la chamane prit à partie les membres de son groupe:

– Il n’a pas oublié les méfaits de l’ordre, non il n’a pas oublié …

– Eh beh, voilà la folle qui s’emballe à nouveau, lança l’aventurier sur le ton de la plaisanterie.

– Talman! Il fut jadis l’un des plus prometteurs apprenties de Veiel, tous reconnaissaient son talent naturel aux arcanes, son intellect hors pair et sa bonté flamboyante. Un destin fabuleux l’attendait au sein de l’ordre jusqu’au jour sombre où ses croyances se désagrégèrent, rompant le pilier de sa confiance envers ses précepteurs. Sa colère s’enflamma alors contre ces scélérats qu’il avait tant vénérés si bien que les sages décidèrent de se défaire de leur ancien prodige. Talman fut alors choisi comme 3ème Saint Martyr, asservi par l’envoûteuse de l’ordre, il reçu l’engeance avant d’être conduit dans la crypte de l’autel d’Ilhus. Il y fut alors emmuré vivant aux côtés des précédents élus.

– Elle a finit? On peut rentrer au camps maintenant? demanda impatiemment le briseur de hordes.

– Ah fermez-la! J’écoute moi! interrompit le scelleur. Chut, chut, elle reprend.

– Le réveil du roi sonne aujourd’hui l’heure de sa vengeance, ensemble ils puniront l’ordre pour leurs traîtrises et leurs mensonges.

La chamane retrouva alors son état naturel, face à elle une multitude de regards circonspects.

– Je le lis dans vos yeux, je ne suis pas qu’une folle sortie de la forêt. Les esprits me partagent leurs colères, leurs sentiments, leurs histoires …

– Personne ne nie cela ma chère, rassura le scelleur.

– C’est juste un peu chiant à la longue, conclut le briseur de hordes.

L’Âme du chasseur calciné : Le défenseur du Roi

La déflagration, les flammes, la souffrance puis le vide. Aucune sensation, aucun sentiment, aucun battement de cœur, seule mon âme flânant entre les plans à la recherche de l’inconnu dans l’espoir de trouver une solution à mon tourment. Les jours, les semaines, les mois, les années se succédèrent avec pour compagnie le silence de la mort. Puis vint le jour du renouveau, le jour où le destin m’a guidé aux portes de ma renaissance devant cet autel empli de fausses promesses. Sa voix chargée de colère et de haine, mais aussi de compassion m’appelant à descendre dans le dédale de la crypte.

Ce jour-là il m’a tendu la main, il m’a offert une place à ses côtés, le vide a disparu, les sentiments ont de nouveau caressé mon âme, un but m’était donné. Ses convictions sont désormais miennes et qu’importe ses ambitions, j’aiderai mon Roi à les achever.